Mes meilleurs conseils pour partir en randonnée

C’est parti pour le confinement – saison 2 !!! Youhou ! Du coup, j’ai le temps de me replonger dans mes souvenirs.
Après plusieurs années à parcourir les chemins de randonnée, été comme hiver, j’avais envie de vous partager mes conseils pour partir en randonnée. Les meilleurs !
Admettons, nous ne sommes pas confinés, on est en novembre et là, vous me dites quoi?! Que ce n’est pas de saison la randonnée ?! Eh bien, je vous répondrais qu’il n’y a pas de saison pour marcher ! Il faut juste adapter sa pratique.
Alors, hop hop hop, c’est parti pour le confinement ! Euh non, pour mes meilleurs conseils !

Partir en randonnée n’est pas anodin, surtout quand on n’est pas familier avec la montagne. Ainsi, je vous propose une petite liste de conseils pour que vous appréciiez votre journée en randonnée et que vous ayez envie d’y retourner. Je parle principalement pour les chemins classiques jusqu’à la randonnée en moyenne montagne, pas pour la haute montagne où il faut être expérimenté pour y aller.

Conseil n°1 : Avoir conscience de son itinéraire et le préparer

Je commence avec deux conseils en un ! Vous allez d’abord préparer votre itinéraire de randonnée. Idéalement, on le fait la veille pour pouvoir s’organiser. Exemple : savoir s’il faut ou non préparer un pique-nique influera le matin sur votre temps de préparation.

On prépare sa randonnée généralement avec un topoguide. Si vous êtes en vacances, que vous faites de petites rando sur votre lieu de vacances, les topoguides vendus dans les offices de tourisme suffisent largement et permettent de faire de belles balades.
Une carte IGN est intéressante en complément. (J’ai prévu davantage de vous parler des topoguides et des cartes dans un prochain article).

Quand vous préparez un itinéraire de randonnée, il faut avoir conscience du chemin que vous allez emprunter.

En disant cela, il faut que vous ayez compris le vocabulaire des topoguides. En effet, le parcours ne suit pas forcément des sentiers larges et tout tracés. Si on vous dit qu’il faut passer par  une échelle, ou s’aider des chaines, cela signifie qu’il y aura des parties aériennes à traverser. Monter une échelle à flanc de montagne n’est pas si évident. Cela peut faire peur si nous ne sommes pas habitués ou nous donner le vertige. La randonnée ne sera pas facile et il faut en avoir conscience ! Ce parcours ne sera pas donné à tout le monde.

Les lignes de crêtes offrent de beaux paysages mais sont souvent aériennes et peuvent donner le vertige à certains d’entre nous. Vous devrez redoubler de vigilance pour vos enfants dans ces endroits.

L’échelle en direction du Pic des Mémises, Thollon-les-Mémises
Ligne de crête en direction du Col de la Case (pas trop trop aérienne pour le coup)

Mais surtout, il faut comprendre ce qu’est le dénivelé.

Le dénivelé est la différence d’altitude entre deux points. On va parler de dénivelé positif quand on monte et de dénivelé négatif quand on descend. Marcher sur du plat n’est pas la même chose que marcher en montée, on est d’accord ! Donc il faut prendre en compte le dénivelé quand vous préparez votre randonnée.

Le dénivelé peut être important sur certaines randonnées. Une randonnée de 500m de dénivelé positif et 700m de dénivelé n’est pas du tout la même chose ! Vous pouvez vous dire que 200m de dénivelé d’écart ce n’est pas grand-chose et pourtant, c’est bien plus difficile, voire éreintant si on n’a pas du tout l’habitude de marcher.

Quand on part en randonnée, on va donc plus regarder le dénivelé que le nombre de kilomètre. Il faut également regarder le nombre de kilomètre puisque ça vous informera si la montée sera longue ou non.

Exemple : une rando de 400m de dénivelé pour 10km. C’est tout à fait supportable. Par contre, 400m de dénivelé pour 3km, ce sera supportable si vous êtes en forme physique mais ce sera très raide.

Il ne suffit pas de regarder sur GoogleMap vite fait avant de partir et de se dire que c’est bon parce que sur place il y aura bien des panneaux. Eh bien non ! La montagne n’est pas toujours balisée comme on le voudrait. Nos repères ne sont plus les mêmes. Il n’y a pas forcément de réseau 4G ! Donc votre téléphone et Google ne vous serviront à rien !

Bref, tout cela pour dire qu’il est important de partir avec une carte IGN ou un topoguide.

Conseil n°2 : Prévoir une marge de manœuvre sur le temps horaire prévu et penser à la nuit qui tombe

Quand on prépare notre randonnée, une des premières interrogations que l’on va avoir est « combien de temps cette rando dure ? ».

Le temps indiqué sur les balisages pendant les parcours et dans les topoguides est le temps de marche moyen pour un randonneur classique (ni trop débutant, ni trop expérimenté). En général, c’est très bien calculé et juste.

Il faut ajouter à cette durée les temps de pause pour regarder le paysage, prendre quelques photos, reprendre son souffle (« attends 2 secondes, ça grimpe là, dis ! »), manger son pique-nique, si vous avez des enfants ou non, si vous n’avez que très peu l’habitude de faire de la rando… C’est à vous d’inclure ce temps « autre » dans le temps complet de votre randonnée. Il faut donc ne pas se dire qu’on mettra juste le temps indiqué de la randonnée mais prévoir une marge de manœuvre.

Si vous décidez de partir à 15h et qu’au final la randonnée avec toutes les pauses dure 7h, vous pourriez bien vous faire attraper par la nuit !

En hiver, il faut bien faire attention à ne pas partir trop tard puisque la nuit arrive vite, d’autant plus en montagne. Dès 17h, vous ne verrez plus grand chose.

Désormais, je mets moins de temps que ce qui est indiqué sur les panneaux car je suis une randonneuse régulière. Hormis, une rando à Chamonix où les temps déclarés étaient totalement grossis (c’était je pense pour les milliers de touristes non marcheurs), je trouve que c’est très réaliste.

Le balisage en montagne indique très souvent le temps ce qui est beaucoup plus facile à appréhender que la distance (rapport au dénivelé…).

Certaines régions proposent des balisages indiquant des distances. Je dirais qu’il faut compter en moyenne 1h de marche pour 4km de terrain plat. Évidemment, c’est propre à chacun selon ses dispositions physiques.

Conseil n°3 : Regarder la météo du jour et de la veille de votre randonnée

Je me rends compte que c’est très difficile de savoir quelle météo il va réellement faire en montagne. D’ailleurs, si vous avez des sites de météo fiable, je veux bien les connaitre !

Quand il est annoncé qu’il fait beau, il fait beau en général. Mais quand c’est nuageux, on ne sait pas si c’est nuageux pluvieux, nuageux à ne pas avoir de vue donc votre randonnée sera plus ou moins «  »ratée » »si vous vouliez avoir de beaux points de vue à voir.

Pourquoi regarder la météo de la veille ? Eh bien tout simplement parce qu’une pluie la veille de votre randonnée rendra peut être le sentier glissant. Encore une fois, il faut en avoir conscience surtout si le parcours comprend des rochers (rochers mouillés = glissants). On adaptera alors peut-être ses chaussures.

Conseil n° 4 : Pas la peine de trop vous charger, sans pour autant partir sans rien !

J’avais tendance à emmener trop de choses quand je n’avais pas trop l’habitude de randonner. Ce n’est pas pareil quand on est seul ou quand on randonne à deux. On est souvent plus rassuré à plusieurs. Ce n’est pas pour autant qu’il faut partir sans rien. Mais une trousse de secours pour plusieurs personnes peut être largement suffisant selon le parcours.

Le conseil dans le conseil : il faut avoir un matériel adapté, qui correspond à :

  • De bonnes chaussures, ce qui est évidemment la clé du succès de votre journée.
  • Des vêtements adaptés aux conditions météorologiques (veste, bonnet / casquette) sont aussi nécessaires.

Une veste même s’il fait très beau et chaud est nécessaire. Il peut y avoir du vent. Ou le simple fait d’avoir beaucoup transpiré, enlever son sac, un peu de vent au sommet et là, avec le dos complètement mouillé cela va vous donner une sensation très désagréable ! Et puis, en cas de blessure, dans l’attente des secours pour ne pas se refroidir.

  • Dans votre sac à dos (parce que vous ne partirez pas sans, n’est-ce pas ?) il est important d’avoir au moins :
    • de l’eau, de la nourriture (goûter et/ou pique-nique), un téléphone chargé, une petite trousse de secours et des lunettes de soleil. On peut rajouter plein de choses mais déjà si vous avez cela, vous allez déjà passer un bon moment en rando !

J’emporte toujours de la crème solaire en été et en hiver car le soleil peut taper très fort.Je ne la prends pas au printemps ou en automne, même s’il faut quand même se protéger du soleil toutes l’année. En ce qui concerne, la casquette, il est vrai que je ne la prends que rarement car ce n’est pas dans mes habitudes mais dès qu’il fait très chaud, elle est sur ma tête. Et le bonnet ou le bandeau sur les oreilles, quand il fait plus froid.

Les bâtons peuvent être intéressants à avoir avec vous pour vous aider.

Conseil n°5 : Respecter les lieux et les personnes que vous croisez

C’est évident et pourtant ça ne l’est pas pour tout le monde : ne jetez pas vos déchets, ni vos mégots de cigarette ! Rien ! Vous les avez emmenés, vous pouvez donc les ramener dans votre sac !

Ne marcher pas en dehors des sentiers car vos piétinements pourraient avoir des dégâts sur la flore et la faune présentes.

Il est également important de refermer les clôtures et barrières si le chemin passe par un pré. Les alpages sont peuplés de vaches qui sont assez libres sans pour autant l’être totalement.

Il faut également tenir vos chiens près de vous ! A côté de vous bordel ! Et en laisse quand c’est obligatoire. Je trouve tellement irrespectueux d’avoir un chien qui nous arrive tout droit dessus en courant et qui nous saute à moitié dessus ou vient nous renifler ! Même si « il est gentil, il ne mort pas! « . Noooon ! je m’en fiche, d’abord ce n’est pas vrai, ça reste un animal ! Et puis, je ne le connais pas ton pu**** de chien, ça m’agaaaace d’avoir ton chien qui me saute dessus!!!… C’est votre chien, pas le nôtre ! J’ai fait beaucoup de randonnée avec une amie qui a un chien et elle le tient proche d’elle quand on croise du monde, pour le laisser gambader après !
Il peut également effrayer les animaux qui sont en pâture et se bagarrer avec les autres chiens tels que les patous qui gardent les troupeaux.

Enfin, il faut dire « bonjour! » quand vous croisez quelqu’un. On reconnait tout de suite que vous êtes touriste sinon 🙂

Conseil n°6 : Avoir une paire de chaussures de rechange dans la voiture

Pour les conducteurs, c’est important. Je change systématiquement mes chaussures après une rando quand je reprends le volant. Je n’aime pas conduire avec mes chaussures hautes qui sont trop grosses, ni avec mes chaussures de trail qui ont des « crampons » qui accrochent trop les pédales. De plus, on peut souvent revenir avec les chaussures pleines de terre. Les changer, évitera qu’on salisse toute la voiture et de glisser si la semelle est pleine de boue.

J’espère que tous mes conseils vous seront utiles ! Dites-le moi en commentaire ! Maintenant vous pouvez vous promener confortablement (enfin, attendez la fin du confinement saison 2) !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *