Je vais passer l’entièreté de mon avant dernier jour sur le TMB, en Suisse, avec un passage par le très bel alpage de Bovine. 810m de dénivelé positif est au programme de ce sixième jour.
Mon article en un clin d'oeil
Découverte de l’alpage de Bovine
Cette fois-ci, contrairement à la veille, j’ai bien dormi. A croire que je me suis habituée très vite aux ronflements. Le petit-déjeuner est pris dans le calme au relais d’Arpette. Nous sommes beaucoup moins pressés par les serveurs que la veille au soir. On passera vite aux sanitaires car ils manquaient un peu de propreté. Peu importe, nous sommes prêts à partir dans la fraicheur matinale de la montagne.
L’objectif du jour est d’atteindre l’alpage de Bovine. Pour commencer, nous descendons une petite heure en forêt.
Nous nous arrêtons quelques instants au Plan d’Au à 1330m d’altitude.

Puis, la montée est à nouveau notre compagne de route pendant une bonne heure également. La montée est raide. La journée d’hier m’a un peu cassé et reprendre un rythme soutenu en montée est pour moi quasi impossible.

Nous nous arrêtons quelques minutes au milieu de la montée pour admirer le paysage, prendre quelques photos de groupe et accessoirement reprendre notre souffle. Ensuite, la montée continue en forêt, à nouveau très raide.

La vue se dégage enfin sur le glacier du Grand Combin et nous voyons apparaitre la vallée du Rhône. Celle située en Suisse avec la ville de Martigny. C’est un peu bizarre d’avoir en face de soi une ville. Pourtant, nous n’avons pas complètement été éloignés de la civilisation pendant le TMB. Mais voir ce qui m’est parfois familier en randonnée me sort de ma bulle de mon TMB. Cela me rappelle que je ne suis pas très loin de chez moi, que nous sommes bientôt proches de la fin du TMB et de Chamonix.

L’alpage de Bovine apparait. On le reconnait grâce à la présence des imposantes vaches notamment de race Herens. Je passe à côté sans qu’elles bronchent. Elles ont l’habitude.


J’arrive donc à l’alpage de Bovine situé à 1987m d’altitude, en 2h de marche depuis le relais d’Arpette. La marche était encore bien rythmée ce matin. A tel point que nous sommes arrivés à l’alpage de Bovine à 11h30.

Nous n’avons évidemment pas envie de pique-niquer à cette heure-ci, alors nous nous arrêtons boire une boisson fraiche au refuge. A l’ombre des parasols, nous apprécions ce moment sympathique. Le refuge est très joli que ce soit à l’extérieur comme à l’intérieur. Il a gardé le côté chalet d’alpage et c’est très joli. En plus, ça sentait tellement bon la tartiflette !
Nous ne goûterons pas à la tartiflette mais nous pique-niquerons un peu après l’alpage de Bovine. En effet, nous nous remettons en marche quelques minutes. Nous nous écartons du sentier pour réaliser une petite pause pique-nique avec vue sur le glacier du Grand Combin et la ville de Martigny.



Descente vers le col de la Forclaz
La pause fut assez courte car les insectes nous ont empêché de réaliser une sieste comme il se doit. L’après-midi est consacrée à de la descente. Le chemin n’est pas technique même s’il est assez raide par endroit. Il est en grande partie sous les arbres ce qui est plutôt agréable.
Nous arrivons au Col de la Forclaz à 1527m d’altitude un peu avant 15h. Notre étape s’arrête ici. Un taxi doit venir nous chercher. En attendant, comme d’habitude, nous profitons pour nous désaltérer.


Au col, nous découvrons également une des spécificités suisses : les chalets bunker. Ce sont des chalets apparemment classiques vus de l’extérieur, sauf qu’à l’intérieur c’est un ouvrage militaire avec des canons et tout l’équipement défensif.

Nous traversons la frontière avec le taxi. Nous sommes de retour en France, à Argentière, pour passer notre dernière nuit au Gite Le Moulin situé à 1350m d’altitude. C’est un endroit paisible à l’écart du village.
Nous avons encore un dortoir où nous passerons la nuit tous ensemble. Nous sommes même avec d’autres personnes qui font le TMB et que nous avons vu régulièrement les soirs.
C’est ainsi notre dernière soirée tous ensemble. Le gite est très agréable et nous prenons le temps. Le diner servi est copieux et délicieux.
J’ai ainsi parcouru environ 15km , 810m D+ 840m D-, lors de cette avant-dernière journée sur le TMB. Voilà que la fin approche. Je suis contente d’avoir marché ces 6 jours d’affilée. Il n’en reste qu’un, avec la découverte la lac Blanc sur les hauteurs de Chamonix. A suivre…

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