dent d'oche

Randonnée : La Dent d’Oche

J’ai fait la Dent d’Oche. Enfin ! me diront certains. Pourquoi je ne l’avais pas faite jusqu’à présent ? Je m’en faisais toute une montagne sûrement. Le parcours est très aérien, avec des passages de cheminées, de crêtes et comporte plus de 1000m de dénivelé positif.

A la base, j’étais partie pour réaliser une randonnée plus « calme » et aller au lac de Darbon. J’avais un doute sur la présence de neige (nota : randonnée réalisée en juin). Je voulais aller dans ce coin en tout cas pour voir des bouquetins. Arrivée aux chalets de la Dent d’Oche, mon copain me propose de faire la Dent d’Oche. J’ai dit oui sans trop réfléchir car malgré mon appréhension de la descente notamment, c’est un sommet que je souhaitais énormément faire. Alors, c’était parti !

La Dent d’Oche, sommet emblématique du Chablais

La Dent d’Oche est le sommet emblématique de la région. Impossible de ne pas la voir quand on arrive dans le Chablais à Thonon-les-Bains ou à Evian-les-Bains.

Malgré sa complexité, la Dent d’Oche est très fréquenté. Beaucoup de personnes d’ici la monte très régulièrement notamment les traileurs, le matin à la fraiche. Il y a aussi beaucoup de touristes qui sont pour nombre d’entre eux pas très avertis ni aguerris. La prudence doit être de mise. On ne fait pas la Dent d’Oche comme on fait n’importe quelle randonnée. Pourtant, ce sommet est devenu une petite autoroute. A défaut d’en avoir une vraie dans le Chablais…

Une montée raide mais facile techniquement jusqu’au col de Rebollion

Au départ de la Fétiuière à Bernex, le parcours commence de manière raide sur un sentier assez rocailleux mais facilement praticable. La forêt abrite de la chaleur matinale déjà bien présente. Le passage de la passerelle indique qu’à présent, la forêt va être laissée pour un paysage de plus en plus découvert jusqu’aux chalets d’Oche. Mais la montée continue sur un sentier assez large.

J’arrive aux chalets d’Oche à 1630m d’altitude. Je vous conseille de manger un bout de leurs fromages qui sont très bons. Vous pouvez également les retrouver dans leur ferme située à St-Paul-en-Chablais.

Dent d’Oche, sommet tout à droite

N’hésitez pas à reprendre de l’eau si vous passez la nuit au refuge, au sommet de la Dent d’Oche car il n’y en a pas là-haut.

Depuis les chalets d’Oche, la montée se fait sur le sentier bien tracé sans difficulté jusqu’au col de Rebollion mais avec un fort dénivelé. Les nombreux serpentins pour arriver au col permettent d’avoir une superbe vue sur le château d’Oche, les aiguilles de Darbon, le lac de la case qui se dessine de plus en plus quand on monte et une partie du massif du Chablais.

Vue sur les Chalets d’Oche pendant la montée au col de Rebollion

Le col de Rebollion à 1950m est le lieu idéal pour faire une pause avant la montée technique jusqu’au refuge et au sommet. La pause va se faire automatiquement puisque, très souvent, des bouquetins font leur apparition et les admirer permet de reprendre un peu son souffle.

Une montée technique jusqu’au refuge et au sommet

A partir du col de Rebollion, la montée devient technique. Le refuge est indiqué à 40min et le sommet à 1h. Il faut donc encore grimper. Et là, c’est véritablement de la grimpe que l’on fait. Une cheminée entre deux roches doit être traversée mais des chaines aident fortement. Puis ce sera une succession de passages à escalader qu’il faudra traverser. Au final, la montée se fera assez aisément grâce aux chaines.

Encore un peu d’effort et j’arrive enfin au refuge de la Dent d’Oche à 2114m d’altitude (3,4km depuis le départ pour 908m de dénivelé).

La vue se ferme de plus en plus à cause des nuages. Je profite du refuge pour boire une limonade et manger un petit bout de brownie trop bon pour reprendre un peu de force avant le sommet et la descente.

Il est possible de dormir au refuge l’été.

Vues depuis le refuge de la Dent d’Oche

Le sommet n’est pas encore là. Il faut reprendre la montée quelques minutes pour l’atteindre. Pour le rejoindre, il suffit de suivre le chemin bien dessiné derrière le refuge et pour une fois pas dur. Enfin, jusqu’à ce que cela se corse à nouveau avec des passages avec des chaines.

La croix du premier sommet (2215m d’altitude) est atteinte. Je commence à être sceptique sur la vue au sommet car le brouillard a totalement envahi les alentours. Ensuite, le passage sur la crête fait battre mon cœur très vite. Elle est très aérienne évidemment mais peu large. Des chaines aident un peu également à avancer en sécurité.

Enfin le sommet est atteint. 2221m d’altitude. (4km depuis le départ, 1015m de dénivelé positif). Il y a de l’espace au sommet. Il ne fait pas peur.

Le sommet atteint, les nuages bouchent complètement la vue à mon plus grand désarroi. Normalement, quand le temps est dégagé la Dent d’Oche offre une vue sublime sur le lac Léman, la Suisse voisine et ses sommets, ainsi que le massif du Chablais.

instant furtif de vue dégagée

Une descente aérienne et technique

J’appréhende énormément la descente. Je sais qu’il y a des passages exposés au vide et cela se confirme dès le début de la descente. Surtout qu’il y a chaque année son lot de décès dans la descente. Autant vous dire que ça ne me rassure pas du tout.

Je n’avais pas pris mes bâtons et heureusement car j’aurai été un peu encombrée d’eux dans la descente.

La descente est équipée de chaines à de nombreux endroits. Heureusement ! Elle est sportive et très aérienne. Certains randonneurs ne sont pas effrayer par cela mais je préfère prévenir.

Il y a certains passages où il faut se coller à la roche ou alors descendre en arrière, comme en rappel en escalade, pour plus de simplicité et surtout ne pas avoir cette sensation de vide devant soi. Jusqu’en dessous du col de Planchamp, la descente ne sera véritablement pas une partie de plaisir pour moi. Je n’ai pas réellement apprécié. On doit être vigilent à tout moment. On en oublie le paysage je trouve. Une dalle inclinée doit être traversée. Des chaines sont à nouveau là.

Vue pendant la descente

Je passe par un sentier tracé en dessous du col de Planchamp, (1990m d’altitude). Je reprends un peu confiance.

Ensuite, la descente sera beaucoup plus aisée, sur un sentier beaucoup plus large et qui n’est plus du tout aérien. Je rejoins les chalets d’Oche et la descente par le chemin par lequel je suis montée le matin jusqu’à la Fétiuère.

Au-dessus de moi, les nuages ont disparu pour laisser place à un ciel bleu. Je ne remonte pas, tant pis pour la vue que je n’ai pas eu. Mais dire que, quand même, j’étais tout là-haut, est quand même très chouette !

Au final, je suis très heureuse d’avoir grimpé jusqu’à ce sommet emblématique que je vois quotidiennement par la fenêtre. Est-ce que je le referai ? Certainement ! je suis déçue de ne pas avoir eu la vue espérée.

…………………………………………………………………………………………………………..

Rando-résumé :

Départ : parking de la Fétiuère, Bernex 1206m d’altitude

Point culminant : La Dent d’Oche, 2221 m d’altitude

Points de passage : Les chalets d’Oche ; col de Rebollion, refuge de la Dent d’Oche, col de Planchamp, puis à nouveau chalets d’Oche

Dénivelé positif : 1015m

Distance : 7km

Temps : 4h

Topo guide : pas de topo guide avec moi ; connaissance du parcours et balisage.

…………………………………………………………………………………………………………..

Mon équipement :

ShortDécathlonIl faisait chaud.
T-shirt respirantQuechua
Sac de trailKalenjiIdéal malgré le pique-nique dedans
Chaussures de trail SalomonIdéales pour ne pas glisser sur les cailloux en descente et être à l’aise. Je sais comment bouger mes chevilles.
évidemment de très bonnes chaussures sont conseillées.
Veste runningKalenji Petite veste parfaite pour le sommet où le vent soufflait et le brouillard faisait son apparition pour ne pas se refroidir
BâtonsQuechua Je n’avais pas de bâton et heureusement car dans la cheminée et en descente, j’aurai été surement très encombrée avec, même si mon sac permet d’accrocher des bâtons dessus

C'est à l'âge de 3ans que je réalise mes premières randonnées. Mon amour pour la montagne grandit en même temps que moi. Sauf que lui, il ne s'arrête pas de grandir. Alors en 2015, je pose mes valises en Haute-Savoie pour que je puisse assouvir ma passion pour la randonnée lors de mon temps libre. Depuis, j'arpente les chemins, été comme hiver. J'aime l’évasion et le dépassement de soi qu'apporte la marche. Bien sûr, j’aime aussi découvrir de magnifiques paysages ou de nouveaux sommets. Mon terrain de jeux préféré est le Massif du Chablais. Parfois, c'est en courant que le dénivelé gravite sous mes pieds. Le trail est devenu une nouvelle façon pour moi de parcourir cette montagne que j’aime tant. Très souvent, c’est avec plaisir que je roule avec mon VTT sur les sentiers escarpés. Quand je m’éloigne de mes montagnes, mes chaussures de rando et mon vélo ne sont jamais très loin ! Alors transmettre ma passion est une évidence !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *